Tout savoir sur la respiration : les principes fonctionnels

Lors d’un précédent article, je mettais en avant l’importance de la respiration dans notre quotidien, d’autant plus que les circonstances peuvent la modifier et cette dernière peut alors échapper à tout contrôle. Le livre de Dan Brulé apporte un grand nombre de réponses et de techniques pour mieux connaître le sujet.

Cet article, et ceux qui vont suivre, va tâcher de vous présenter une autre source dans ce domaine.

La respiration est dans sa nature

Daniel Kieffer est un naturopathe que j’ai cité dans différents articles sur le jeûne et l’addiction au sucre. Étudiant à Paris VIII de 1968 à 1978 où il étudie des domaines aussi variés que les langues étrangères, l’hypnose clinique, la botanique, les sciences de l’éducation et la psychologie ; il apprend en parallèle la sophrologie, la psychothérapie, le Qi gong, différents yogas, l’iridologie, la musicothérapie, la phyto-aromathérapie, les massages, l’ostéopathie naturopathique, les méthodes énergétiques…

Ces formations se font aussi bien en France, en Allemagne, en Italie qu’au Québec.

Il est co-fondateur de la Fédération française des Écoles de NAturopathie (FENA) en 1985. Il créé le Collège Européen de NATuropathie HOlistique (CENATHO) en 1990 dont il est le directeur jusqu’en 2019. Il préside l’Union Européenne de Naturopathie et est membre de l’Organisation de la Médecine Naturelle et de l’Éducation Sanitaire (OMNES).

Auteur de plusieurs ouvrages, il est aussi conférencier, organise des ateliers et des stages sur la médecine naturelle.

Format du livre

Il se présente sous un format de 17×24 cm et propose un contenu de 765 pages. La couverture est souple et doublée, pratique pour marquer le sommaire et les notes en fin d’ouvrage dans le cadre de ma lecture.

Le livre est en noir et blanc avec des nuances de gris pour les schémas, les photos et certaines présentations de mise en page. Le texte est aéré, régulièrement espacé par des récapitulatifs synthétiques, des schémas et autres illustrations qui facilitent la compréhension.

Une présentation par étapes

Aux vues du volume de l’ouvrage, il me semble plus opportun de faire une présentation sur plusieurs articles. Cette première étape va concerner la partie nécessaire afin d’obtenir les bases.

Fonctions générales

Les premiers chapitres vont exposer les mécanismes de notre respiration. Une première phase va être l’anatomie et la physiologie de la respiration. Ce qui est remarquable, c’est que sa présentation va rapidement exposer les contraintes au fonctionnement de notre respiration et ce qui est possible de mettre en place pour contrer tout dysfonctionnement. Ainsi, nous disposons d’un « système autonettoyant » dans nos poumons qui est altéré par le tabac, les vapeurs toxiques et alcoolisées, la pollution, les anesthésiants si nous n’y prenons pas garde. Dès cette étape, l’importance des apports alimentaires est mis en avant. L’encombrement bronchique pouvant être provoqué par un excès de lipides, de glucides, etc. Dès lors, des conseils nutritionnels sont déjà abordés.

Un autre exemple est notre capacité respiratoire qui peut être réduite de façon considérable par de nombreux facteurs (tels que la maladie), mais qui peut être considérablement augmentée avec de l’entraînement.

Qualité de l’air

L’air que nous respirons peut être d’une composition variable en fonction des lieux ou nous nous trouvons et influe, bien sure, sur la qualité de notre respiration. Il n’est pas donné à tout le monde de vivre prêt d’un torrent ou encore au bord de la mer. L’auteur propose donc des solutions pour pallier, notamment, au manque d’air ionisé négativement.

Respiration et circulation

La respiration a un rôle important dans le cadre de la circulation sanguine. L’auteur nous révèle la présence des « 7 coeurs » que notre corps possède pour que cette circulation sanguine soit optimale. Le diaphragme est le muscle le plus important pour la respiration et la circulation. Son amplitude de mouvement est donc déterminante dans les deux cas et peut être optimal avec un entraînement simple et régulier comme la respiration profonde.

Là aussi est mis en avant l’importance d’une alimentation sans excès et une activité physique régulière afin de maintenir une bonne capacité de circulation du sang dans le but de mieux évacuer les déchets via nos poumons.

Un mauvais fonctionnement peut, à terme, entraîner des mutations tumorales.

Les muscles de la respiration

Evoqué plus en avant, le diaphragme est celui qui est essentiel à la respiration. Les autres (la liste est longue : intercostaux, scalènes, abdominaux, …) interviennent en renfort en cas d’effort, de stress, de respiration forcée volontaire…

À ce stade, Daniel nous propose différentes solutions pour libérer le souffle, s’octroyer des pauses de relaxation, gainer sa ceinture abdominale ou encore explorer le secteur émotionnel et prendre de la distance. L’objectif est d’améliorer notre gestion du stress et notre posture en veillant à ce que les exercices se fassent de façon douce et respectueuse plutôt qu’avec violence et contrainte. Il conseil de travailler d’avantage sur les causes d’un problème que sur ses effets tout en veillant à ne pas dissocier le corps de l’esprit.

Le système nerveux

Bien que notre respiration fonctionne de façon automatique et régulée de la sorte en fonction de notre activité physique et psycho-émotionnelle, il est tout a fait possible d’avoir une influence volontaire sur sa fréquence et son intensité, dans les limites vitales bien évidemment. À ce stade, nous pouvons avoir un rôle conscient sur notre respiration. Cette dernière est un facteur essentiel sur lequel il est possible d’agir et ainsi reprendre le contrôle en cas de défaillance lié à différentes circonstances.

Souffle et stress

La respiration est un facteur sur lequel tout individu peut agir. Le contrôle de la respiration va avoir plusieurs effets positifs et ainsi nous permettre à terme de contrôler en conscience l’interface énergétique qui relie le corps et la psyché, de rétablir les fonctions parasympathiques responsables du ralentissement du souffle (NB : Une vie stressante sur-stimule l’orthosympathique qui accélère le souffle), de compenser les effets délétères de l’orthosympathique trop sollicité et de moduler les fonctions cardiovasculaires, digestives, émonctorielles, sexuelles, … jusqu’alors inaccessible à la simple volonté, rien que ça !

Pour se faire, il va être proposé de travailler sur trois paramètres respiratoires qui sont l’amplitude, le lieu de la respiration et le rythme respiratoire. À titre d’exemple, le souffle au repos va se caractériser par un rythme régulier se situant au niveau abdominal et dont le volume est ample et libre. L’établissement d’une respiration paisible va comporter de nombreux bénéfices comme transformer une douleur exacerbée en douleur minorée, de permettre de nous concentrer en cas d’afflux de pensées non contrôlées, d’avoir un tonus musculaire juste et d’éradiquer toutes contractures musculaires, de bénéficier d’une puissance d’action optimum alors que nous souffrons d’une force physique limitée, de contrôler nos émotions quand celles-ci sont perturbées.

Le rythme respiratoire

Beaucoup d’analyses tendent à mettre en évidence que notre rythme cardio-respiratoire est déterminant quand à notre longévité. Ainsi, les espèces dont le rythme cardio-respiratoire est le plus lent ont la longévité la plus importante. Serait-ce à dire que notre souffle est compté ? Quoiqu’il en soit, la banalisation du stress tend à accélérer ce rythme de tout évidence.

L’auteur nous propose de travailler notre respiration en pratiquant le Ujjaï. Cette respiration d’Inde, pratiquée régulièrement lors de séances de yoga, consiste à freiner le passage de l’air dans la gorge avec une glotte légèrement sous tension, ce qui peut produire un léger bruit de frottement aussi bien lors de l’inspiration que de l’expiration. Cette technique est à acquérir car elle rentre dans la composition d’autres training respiratoires présentés dans ce livre. Cette technique de contrôle de notre souffle compte de nombreux bénéfices tant au niveau émotionnel, gestuel, énergétique, mental et autre.

Maintenant, imaginez un triangle avec la pointe en bas. L’inspiration part de cette dernière vers la gauche, puis la rétention poumon plein correspond à la base en haut, pour finir le cycle par une expiration qui rejoint la pointe du bas. Ce training est un bon moyen de ralentir sa respiration, par exemple avec un rythme de 4 temps sur l’inspire, 16 temps sur l’apnée poumons pleins puis 8 temps sur l’expire.

L’auteur aborde aussi le Mouvement Respiratoire Primaire (MRP). Nous ne sommes plus à proprement parlé au niveau des poumons mais dans une zone qui longe notre colonne vertébrale entre le sacrum et le crâne. Ce MRP est le doux flux du liquide céphalo-rachidien entre les deux extrémités précédemment citées. Sont rythme de cycle se situe entre 9 et 12 par minutes et l’objectif, en quelques sortes, et de ralentir notre rythme respiratoire afin de tendre vers le rythme du MRP dont les bénéfices porteraient sur notre longévité, nos capacités d’auto-guérison et la gestion de notre stress de façon générale.

S’il n’y avait qu’une chose à retenir, c’est de rythmer notre souffle en conscience le plus souvent possible afin d’apporter ou de maintenir de l’ordre à sa vie.

Les lieux de la respiration

En situation de grand stress ou d’effort exténuant, il est possible de respirer au niveau des clavicules. À l’inverse, une respiration de méditation et de calme absolu nous fera respiré de façon plus basse en dessous du nombril un point que l’on nomme aussi le hara.

D’autres lieux de souffle existent entre les deux et sont plus ou moins accessibles naturellement.

Il est ainsi possible d’expérimenter la respiration thoracique, solaire, rénale ou encore abdominale.

La pratique des bases respiratoires

Il est temps de faire un peu d’exercice et de voir ou revoir différents exercices de respiration. Ce chapitre nous propose différents trainings qu’il est nécessaire de maîtriser pour aller plus avant dans ce domaine. Ce chapitre, en pratique, va demander un certain temps avant de bien maîtriser chaque exercice pratiqué matin et soir dans la mesure du possible. L’auteur va ainsi nous décrire :

  • le ballon ventral au sol ;
  • la respiration avec le dos ;
  • le parapluie ;
  • la torsion couchée ;
  • la respiration thoracique seule ;
  • la respiration complète.

Il va faire un focus sur la torsion assise au sol pour ses nombreux bénéfices.

Par la suite, une partie est consacrée à l’apprentissage raisonné de l’apnée (poumons vides et poumons pleins) ainsi qu’à la « respiration ronflée » de Hudson que je vous invite à découvrir par vous même.

Quelques exercices pratiques

Nous rentrons désormais vers des exercices un peu plus avancés permettant à notre corps d’avoir la souplesse suffisante pour améliorer nos capacités respiratoires. L’auteur propose de nous tourner vers différentes spécialités afin de nous aider dans cette démarche en fonction de nos difficultés. Il peut aussi bien s’agir de la pratique du yoga, des massages, de gymnastique, de sauna, voir même d’un accompagnement psychocorporel.

Nous abordons ensuite les exercices suivants :

  • l’éponge et ses variantes ;
  • le ballon ventral ;
  • la « complète » (et ce n’est pas une galette !) ;
  • la pompe en apnée ;
  • la « corde à noeuds » ;
  • les soupirs ;
  • le bâillement ;
  • respirer en marchant.

La marche afghane est une possibilité dans le cas du dernier point cité. Je vous invite à lire ou à relire l’article à ce sujet.

Le chapitre se termine par un exercice respiratoire concernant l’ « oxygénation optimum » du sportif.

Exercices géométriques

Se sont des images qui permettent une approche plus facile de la respiration. À ce niveau, plusieurs exercices sont proposés à l’aide de ces modèles.

Le modèle circulaire va correspondre à une respiration sans pause respiratoire qui favorisera l’action et redonnera de l’énergie.

Il est à noter que ce type d’exercice d’hyperventilation est une expérience qui peut aller jusqu’au malaise s’il est pratiqué de façon intensive. Par conséquent, il est conseillé d’être accompagné dans sa pratique et d’y aller progressivement.

La respiration en carré va consister effectuer chaque étape respiratoire (inspire, rétention pleine, expire, rétention vide) avec la même durée chacune. Ce type de respiration permet un bilan respiratoire détaillé par la suite dans l’ouvrage.

La respiration rectangulaire nous offre deux possibilités : soit les temps d’expire et d’inspire sont plus longs que les temps d’apnée, soit c’est l’inverse. Dans le premier cas, il s’agit de développer le contrôle émotionnel et la maîtrise de soi. Dans le second cas, il s’agit de travailler plutôt la concentration et la vigilance.

L’auteur s’arrête un instant sur les bienfaits de l’inspiration et de l’expiration prolongée sur différents plans : circulatoire, cellulaire, neuro-psychique, musculaire, neuro-cérébral…

La respiration en triangle pointe en bas sera plutôt utilisée pour être pleinement présent et améliorer la vigilance. Elle facilitera la mémorisation.

La respiration en triangle pointe en haut est présentée comme la respiration du repos et du sommeil de qualité.

À travers ces différentes formes respiratoires, l’auteur nous dévoile une grande quantité d’exercices pour de nombreuses situations : pour se réchauffer, pour se rafraîchir, pour s’ancrer, si on est dépressif, anxieux, agité, en cas d’acouphène …

Sur la fin, il nous propose un exercice « délirant » afin de travailler le contrôle de notre respiration.

Le défi de 30 jours

À ce stade de la lecture, il est intéressant de faire une pause afin d’appliquer les exercices qui nous sont proposés jusque là. Pour se faire, je propose de partir sur un défi de 30 jours d’exercices respiratoires en veillant à faire chaque exercice matin et soir, 5 à 10 minutes à chaque fois. Pour profiter pleinement de cet entraînement, il est intéressant de se faire un petit carnet d’entraînement respiratoire afin d’obtenir un suivi de notre défi en marquant les exercices avec les impression à l’issue de chaque séance. Ce défi de 30 jours est un moyen de découvrir et expérimenter chaque technique respiratoire dans un premier temps, mais aussi d’assoir une bonne habitude qui nous permettra de mieux contrôler notre respiration et par la même notre vie.

Il peut être intéressant aussi d’avoir un minuteur programmable afin d’aider à exécuter les différents temps respiratoire. Pour ma part, j’utilise ‘Insight timer’, mais d’autres applications sur téléphone ou tablette peuvent faire l’affaire et sont légion.

Ensuite je pars sur un listing des différents types de respiration en veillant à mettre une technique par jour, matin et soir. Le lendemain, se sera une technique différente à découvrir. Certaines techniques peuvent être répétées plusieurs fois lors de ce défi en fonction de l’importance qu’on y accorde ou de la difficulté que l’on ressent à son exécution.

Bien sure, ce défi de 30 jours a pour but de s’étendre au-delà de cette période afin de mettre en place une bonne habitude de pratiques respiratoires quotidiennes.

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« En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux. », Marc AURÈLE

2 commentaires sur “Tout savoir sur la respiration : les principes fonctionnels

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