Présentation des compléments alimentaires

Beaucoup d’interrogations peuvent nous submerger quand on évoque la notion de compléments alimentaires. Tantôt perçu comme un « médicament », tantôt comme un « super-aliment », il est sensé apporter les éléments qui manquent à notre bien-être et une bonne santé.

L’objectif de cet article est de définir ce qu’est un complément alimentaire et de présenter les plus couramment utilisés.

Le point de vue réglementaire

Le décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 du Code de la consommation défini les compléments alimentaires comme des :

« Denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés, commercialisés sous forme de doses, à savoir les formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d’un compte-goutte et les autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinés à être prises en unités mesurées de faible quantité. »

Les compléments alimentaires ne sont donc pas des médicaments mais des denrées alimentaires.

De ce constat il en découle :

  • Qu’ils ne sont pas soumis à une autorisation individuelle de mise sur le marché auprès de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), mais déclarés auprès de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) ;
  • Qu’ils sont vendus sans ordonnance ;
  • Que l’étiquetage, la présentation et la publicité des compléments alimentaires ne peuvent en aucun cas attribuer à ces produits « des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie humaine » (article 8 du décret 2006-352) ni affirmer ou suggérer « qu’un régime alimentaire équilibré et varié ne constitue pas une source suffisante de nutriments en général » (article 11 du décret 2006-352).

Les principaux compléments alimentaires

Agar-agar

Appelé aussi gélose, c’est un mucilage naturel extrait de divers algues rouges. Il est connu pour son pouvoir gélifiant important, n’est pas assimilable, est infermentescible, a une hydrophilie très prononcée et il forme des hydrogels de volume important.

C’est un laxatif agissant par action mécanique en stimulant la contraction intestinale par son importante augmentation de volume. Son hydrophilie empêche le dessèchement du bol fécal. On l’emploi en poudre sous forme de gélules. Il est utilisé comme coupe faim grâce à l’augmentation de volume qui favorise la sensation de satiété. On peut l’utiliser en infusion.

Précautions : il réduit l’absorption des vitamines liposolubles (A, D, E et K). Son utilisation prolongée est déconseillée. Il est contre indiqué dans le cas de sténose du tube digestif.

Algues marines

Se sont des plantes aquatiques issues de l’eau douce, de l’eau saumâtre ou de l’eau de mer. On les classe en fonction de leur couleur.

Les algues sont riches en acide alginique, qui est un polymère uronique donnant des mucilages (alginates), en sels minéraux (sodium, potassium, calcium) et en oligoéléments (iode, magnésium, soufre, fer). On y trouve des acides aminés et des vitamines du groupe B. Ils ont donc des propriétés multiples.

En usage interne, elles apportent des oligoéléments. En usage externe, elles réduisent les surcharges graisseuses de la cellulite et améliorent l’aspect de la peau.

Les algues brunes

En usage interne, elles sont utilisées sous forme de poudre (gélules) pour assurer une ration convenable en oligoéléments. L’iode active le métabolisme et provoque une diminution de poids. L’algue peut être introduite dans le pain.

En usage externe (bains), l’algue est utilisée pour résorber la cellulite grâce aux oligoéléments (iode) et pour hydrater, adoucir et tonifier la peau grâce aux acides aminés et à la vitamine B.

Les algues rouges

On distingue les Carragheens et les Lithothamnes.

Les Carragheens, cultivées en Extrême-Orient mais que l’on trouve en Bretagne, sont riches en mucilage (carraghénanes) utilisé comme gélifiants et épaississants dans l’industrie alimentaire (flans, crèmes). Ils sont inassimilables et permettent ainsi d’éviter les prises de poids en rapport avec la consommation des matières amylacées (glucides) employés comme épaississants.

Les Lithothamnes, provenant de la Bretagne, contiennent une importante proportion de carbonate de calcium (craie non assimilable). On l’utilise en poudre pour faire des masques et des enveloppements en mélangeant avec de l’eau ou du propylène glycol.

Précautions : en raison de leur teneur élevée en iode, les algues doivent être évitées dans le cas d’hyperthyroïdie.

Algues spiruline

Se sont des Cyanophycées du genre Spirulina. On utilise les espèces maxima et platensis. Elles croissent spontanément dans les eaux du lac Tchad en Afrique et dans celles du lac Texcoco au Mexique. On peut les cultiver aussi en bassin sur un milieu artificiel.

La matière sèche contient 70% de protéines dont des acides aminés essentiels dans une bonne répartition (sauf pour la méthionine) utilisés pour l’alimentation animale. L’utilisation peut être faite par l’homme. Les spirulines sont riches en vitamines du groupe B (vitamine B12 en tête). Elles contiennent également des caroténoïdes sous forme de bêta-carotène et de xanthophylles qui leur confère une valeur pigmentaire. La vitamine A est absente. Elles contiennent aussi de la ferrédoxine qui est un transporteur d’électrons. La ferrédoxine favorise l’élimination du dioxyde de carbone provenant de la dégradation du glucose lors des contractions musculaires, ce qui évite la formation d’acide lactique responsable des crampes de fatigue. Les sportifs l’utilise pour éviter la fatigue musculaire (7 à 10 g/jour). Il y a 2 à 3% de lipides, dont l’acide gamma linolénique, un précurseur de l’acide arachidonique, qui est à l’origine des prostaglandines.

Une utilisation alimentaire permet d’équilibrer les mets à base de riz ou pâtes, de faire des charcuteries allégées en lipides (en association avec le soja), de préparer des aliments apéritifs en association avec de la farine de maïs.

On les trouve en poudre, en gélules ou en comprimés. Elles peuvent être associés au ginseng (fortifiant) ou à l’ail (apport en pigments chlorophylliens). Elles sont également additionnées à des galettes ou des biscottes.

Précautions : la ration doit être supplémentée en vitamine A.

Argiles

Elles ont des silicates d’alumine naturels hydratés et proviennent de l’érosion des granites. Leur composition est très variable ce qui donne leur couleur particulière. Elles ont une structure en feuillets ou fibreuse.

Les argiles sont intéressantes pour leurs propriétés physiques d’adsorption et d’absorption : par absorption, elles forment des gels, avec l’eau ou les huiles, et par adsorption, elle est capable de retenir des formations vivantes (bactéries, virus).

L’argile verte de Provence doit sa couleur au fer qu’elle contient. Elle présente un pouvoir ionique très intéressant. Elle est antiseptique et cicatrisante. L’usage interne demande une certaine prudence. Il est donc conseiller de privilégier l’usage externe (masques, enveloppements, etc)

Précautions : l’utilisation par voie orale des argiles doit être faite avec la plus grande prudence. Il ne faut employer en usage interne que des argiles de qualité éprouvée.

Argousier

C’est un arbrisseau épineux très utilisé pour constituer des haies. On emploi les baies qui sont globuleux, de couleur jaune oranger, à saveur acide. On le trouve sur les dunes, sur les bords de la Manche, du Rhône, du Rhin, …

La baie est riche ne vitamine C et en provitamine A. Elle contient des dérivés flavonoïques, des acides organiques, des vitamines B1, B2, B6 et E. Elle possède des propriétés antiseptiques, astringentes et toniques.

On l’utilise pour combattre la fatigue (vitamine C) et améliorer la vision crépusculaire (provitamine A).

La baie fraîche est utilisée en assaisonnement des viandes. Il est possible aussi de la préparer en gelée ou en jus.

Aubier du tilleul

C’est un bois jeune situé sous l’écorce. C’est une réserve à amidon. Il contient des phénols sous forme de tanins, des flavonoïdes, des mucilages et des gommes. Il possède une action antispasmodique des voies biliaires, régulatrice de la bile et sédative des migraines et des états nauséeux. C’est un draineur hépatobiliaire et urinaire.

Le nébulisât d’aubier de tilleul est utilisé en pharmacie dans le traitement des troubles dyspeptiques (ballonnement épigastrique, lenteur de digestion, flatulence). La décoction d’aubier du tilleul est un calmant des douleurs lombaires, des migraines d’origine hépatobiliaires, des douleurs vésicales. La décoction est également utilisée pour traiter l’albuminurie. C’est aussi un adoucissant et un éclaircissant du teint.

Bourgeons

Ils sont constitués de tissu méristématique, c’est-à-dire indifférencié, où se trouve le rameau, les fleurs et les fruits de la prochaine saison. Ils sont aux extrémités des branches des plantes dès le début de l’hiver, après la chute des feuilles. On utilise les bourgeons du bouleau, du peuplier et du pin.

Les bourgeons des bouleaux contiennent une résine, des saponines, de la bétulalbine, de la bétuline, etc. Ils sont antiseptiques, cicatrisants, dépuratifs et ont une action anti-inflammatoire sur les ganglions lymphatiques. On les utilise en décoction comme antiseptique et cicatrisant. L’homéopathie utilise le macérât glycériné de bourgeons de bouleau.

Les bourgeons de peuplier sont recouvert d’un enduit résineux qui fournit aux abeilles la matière de leur propolis. Ils sont la base de l’onguent populeux (onguent de peuplier) qui est un décongestionnant utilisé comme excipient de pommades anti-hémorroïdaires. On les emploi pour leurs propriétés astringentes, balsamiques et antiseptiques. Ils sont utilisés en décoction comme astringent et décongestionnant.

Les bourgeons de pin sont très aromatiques et contiennent une huile riche en pinène. Ils sont utilisés comme antiseptiques, balsamiques et expectorants. En décoction, ils sont antiseptiques pulmonaires, à sucrer avec du miel.

Cynorhodon

C’est le fruit de l’églantier, une plante fort commune dans nos régions. Il contient les vitamines C, B, E, K et PP. On y trouve aussi de la provitamine A. Il continent de l’acide citrique, de l’acide malique, des tanins et beaucoup de pectine. C’est un tonique (par sa vitamine C) et, suivant les cas, un laxatif (par sa pectine) ou un antidiarrhéique (par ses tanins et son acidité).

En infusion, il est employé comme diurétique et laxatif. Par contre l’extrait de cynorhodon qui ne contient pas de pectine est astringent par ses tanins et ses acides. Il est alors utilisé pour combattre la diarrhée.

On en fait des confitures et des tisanes. L’introduction dans l’alimentation infantile est intéressante pour l’apport en vitamines.

Précautions : bien veiller à utiliser le mode qui correspond au but recherché.

Fenugrec

Cette plante pousse toute l’année dans le sud de la France. Ses graines sont riches en glucides, en protides et surtout en phosphore. Elles contiennent aussi une essence.

En usage interne, elles ont des propriétés stimulantes, apéritives et toniques. Elles permettent une prise de poids importante (3 g de poudre dans du miel, 2 fois par jour). Elles sont employées pour traiter la frigidité à hauteur de 40 g de graines par litre d’eau.

En usage externe, elles ont des propriétés émollientes. Le cataplasme est constitué d’une décoction de graines écrasées dans un peu d’eau pour obtenir une bouillie. On fait ainsi mûrir les furoncles et les abcès et on résorbe les plaques de cellulite.

Gelée royale

Cette substance alimentaire produite par les abeilles servent à nourrir leurs larves les 3 premiers jours. Certaines larves en ont une consommation abondante et deviennent des reines. Ces dernières se nourrissent d’ailleurs de gelée royale.

Son pouvoir nutritif est élevé. Elle est constitué de 70% d’eau, de 5% de lipides, de 12% de protéines (dont les acides aminés suivants : lysine, leucine, isoleucine, valine, thréonine, méthionine, cystéine, tryptophane, phénylalanine et tyrosine), de 11% de glucides (glucose, fructose et saccharose) et de 2% de sels minéraux (potassium, sodium, calcium) et oligoéléments (magnésium, fer, zinc, manganèse et cuivre). Elle est riche en vitamines du groupe B (thiamine, riboflavine, niacine, pyridoxine, acide pantothénique, biotine, cyanocobalamine et acide folique), en acides organiques (acides gluconiques) donnant une saveur acide (pH de 4).

C’est un antiasthénique et un tonifiant utilisé pour combattre la fatigue et ralentir la sénescence. La dose recommandée quotidienne est de 100g.

En usage externe, elle est utilisée comme régénérateur cellulaire.

Germe de blé

La culture de cette céréale remonte à l’antiquité. Se sont des grains de blé trempés dans un peu d’eau pendant 2 à 3 jours.

Le germe de blé contient une huile riche en vitamines E qui réduit la formation de radicaux libres. Il est riche en facteurs de croissance. Il contient 25% de protéines avec les 8 acides aminés essentiels, 47% de glucides, 10% de lipides dont la lécithine (riche en phosphore), des vitamines (groupe B), et des oligoéléments.

Il est reminéralisant, stimulant et antiasthénique.

Les germes de blé frais sont conseillés dans l’alimentation à hauteur d’une cuillère à soupe par jour. On les trouve additionnés à des produits à base de céréales (en farine, en galettes) et ils sont conseillés pour combattre l’asthénie, l’anémie, la déminéralisation et la sénescence. Ils sont conseillés aussi pour les organismes en croissance.

Ginseng

C’est une plante d’extrême orient (Chine, Corée, Japon) dont on utilise les racines. Il contient des saponosides, des stéroïdes, des vitamines et des aminoacides. C’est un tonique cardiaque, un défatiguant, un stimulant des fonctions physiques et intellectuelles. Le produit doit être frais pour retrouver toutes ces propriétés.

En usage interne, on emploie la poudre de racine de ginseng en gélules ou en décoction de racines fraîches ou la teinture mère (15 à 20 gouttes dans un peu d’eau, 3 fois par jour). On le conseille pour le manque d’appétit, la fatigue, l’impuissance et la sénescence. Les cures sont de 3 à 4 semaines.

En usage externe, on utilise la poudre de racine qui produit une hyperhémie permettant une meilleur nutrition de la peau et qui régularise la teneur en eau de la peau.

Précautions : l’abus de ginseng provoque une stimulation désordonnée du système nerveux.

Haricot

Il est originaire du Mexique. Sa composition varie selon que l’on considère le haricot vert, le haricot ou le haricot sec.

Le haricot vert est peu calorique. Il contient une substance qui agit sur les troubles métaboliques. On y trouve des acides aminés, des vitamines du groupe B et des vitamines A, C et E, de l’acide folique, des sels minéraux (phosphore, silicium et calcium) et des oligoéléments (nickel, cuivre et cobalt). C’est un bon reconstituant et stimulant. Il peut être utilisé sous forme de jus.

Le haricot frais a une action sur la teneur en leucocytes, dont il rétablit le nombre.

Le haricot sec est riche en protéines, en sels minéraux (phosphore, potassium, calcium, fer). Il contient des vitamines B et C. Il est nutritif et énergétique. Sa digestion peut être facilité par des épices, notamment la sauge, la sarriette et le thym.

Les cosses de haricots sont riches en fibres cellulosiques et en acide aminé, l’arginine, qui est un reprotéinisant et un anabolisant. Elles sont diurétiques et hypoglycémiantes. On les utilise en décoction ou macération pour le traitement des néphrites et du diabète.

Lécithine

C’est un glycérophospholipide d’origine naturelle indispensable à la constitution des membranes cellulaires. On la retrouve dans le lait, le beurre, le jaune d’oeuf et les graines de plantes (soja, tournesol, colza, et toutes les graines des produits céréaliers). Elle peut être cultivée.

Ce composé polaire en fait un bon émulsionnant. Elle est un bon apport en acide gras essentiel, notamment l’acide linoléique et l’acide alpha-linolénique. Elle est très digeste et apporte de la vitamine A et E.

Sa prise permet d’émulsifier les graisses non solubles qui se trouvent dans le sang, de contrôler l’excès de cholestérol et d’empêcher leur dépôt sur les parois artérielles (athéromes). Elle ralenti les phénomènes de vieillissement.

Présentée sous forme de granulés à saupoudrer sur les aliments, il est recommandé d’en prendre 10 à 15 grammes par jour lors de cures de 8 à 12 semaines.

Levures

Se sont des champignons microscopiques unicellulaires. Il faut distinguer les levures alimentaires des levures diététiques.

Les levures alimentaires apportent des protéines.

Les levures diététiques, celles qui nous intéressent, servent comme levure de bière. Elles ne se conservent pas fraiches, c’est pour cela qu’elles se présentent sous forme d’extraits déshydratés. Cette poudre est dispersible dans l’eau et forme ainsi une gelée acide.

Les extraits de levure contiennent des enzymes (fermentations), des vitamines du groupe B, de la choline, de l’inositol, des protéines, des stérols et du chrome. Pour les usages externes, on élimine les protéines pour éviter les réactions allergiques cutanées.

En usage interne, les levures, à la dose de 10 à 20 g par jour, permettent un apport de protéines intéressant, un apport en vitamines B (sauf B12) et un apport en chrome.

En usage externe, les enzymes des levures attaquent et éliminent les déchets de la peau (résidus graisseux). Les levures ont un pouvoir cicatrisant et protecteur dû à leurs lipides.

Précautions : il ne faut pas dépasser la dose de 25 grammes par jour à cause du taux élevé d’acides nucléiques.

Marron d’Inde

Le marronnier est très commun en Europe. On utilise la graine et l’écorce.

La graine, le marron d’Inde, est riche en saponosides et en flavonoïdes. L’écorce des tiges et des racines contient des tanins, des flavonoïdes et des hétérosides. Le marronnier contient un principe amer.

Les tanins et les flavonoïdes ont une action sur la circulation capillaire et le renforcement des parois capillaires, c’est-à-dire des actions vitaminiques P. Les saponosides ont une activité vasonconstrictrice et anti-inflammatoire.

En usage interne, on emploie l’intrait de marron d’Inde pour le traitement des crises d’hémorroïdes à raison de 100 à 200 gouttes par jour, et la teinture mère à raison de 10 à 15 gouttes dans de l’eau, trois fois par jour, cette dose pouvant être doublée en cas de crise aiguë.

En usage externe, on utilise la décoction d’écorces en bain tonifiant, ou incorporée à des gels, des crèmes, etc. pour régulariser la circulation, pour diminuer la couperose, la fragilité capillaire, les varices et les hémorroïdes.

Précautions : dans l’utilisation par voie interne, les doses élevées et répétées de marron d’Inde provoques un état nauséeux et diarrhéique.

Myrtille

La myrtille est un petit arbrisseau que l’on trouve dans les forêts montagneuses et les sols siliceux en Auvergne principalement. On utilise les baies et les feuilles.

Les baies sont riches en vitamines A et C, en pigments anthocyaniques (propriétés vitaminiques P), en tanins (propriétés astringentes) et en acides organiques (acide citrique et acide malique). Elles contiennent un colorant, la myrtilline, qui est bactéricide. Les feuilles contiennent un principe hypoglycémiant. Les vitamines A ont une action sur la vision crépusculaire.

Les feuilles de myrtille s’utilisent en infusion ou en décoction pour combattre la fragilité capillaire, la couperose, la diarrhée, le diabète, et pour obtenir une amélioration de la vision crépusculaire. Les infusions et les décoctions de baies ont les même propriétés, plus marquées. Les baies s’emploient en jus pour améliorer la vision crépusculaire et nocturne. La teinture mère est utilisée dans les diarrhées. La poudre de myrtille est présentée sous forme de gélules. La décoction de baies peut être utilisée localement en usage externe sur les hémorroïdes.

Précautions : le fruit frais est laxatif.

Oignon

Les variétés sont nombreuses et on utilise le bulbe et le suc.

Il contient de l’eau, des glucides, des lipides, des protides, des sels minéraux (sodium, potassium, phosphore, calcium, silicium), de nombreux oligoéléments (fer, iode), du soufre, des flavonoïdes, des vitamines A, B1, B2, PP, B5, C et E, et des enzymes.

Cru, l’oignon est diurétique. Il est aussi stimulant, équilibrant et hypoglycémiant. Il a une action antiseptique.

En usage interne, il doit être utilisé aussi cru que possible. Il a une puissante activité diurétique et antiseptique. En infusion, il est efficace contre les diarrhées. En décoction, il est employée pour les rhumatismes.

En usage externe, il est utilisée pour traiter les réactions inflammatoires (abcès, piqûres d’insectes), les verrues, les plaies ulcéreuses et les brûlures.

Précautions : l’oignon cru est déconseillé aux dyspeptiques (troubles digestifs fonctionnels). Cependant, juste roussi à la poêle et absorbé sous forme de soupe, il combat les digestions difficiles. C’est la traditionnelle soupe à l’oignon qui termine les nuits de fête.

Pollen

Il est récolté par les abeilles et façonné après malaxage avec leurs sécrétions salivaires. Ensuite il y a fermentation. Ils seront consommées par les jeunes abeilles qui ont un grand besoin de protéines pour sécréter de la gelée royale.

Sa composition varie en fonction des espèces végétales visitées. Cependant on peut dire qu’il est riche en protéines (24%), en glucides (25%), lipides (5%), fibres (5%), sels minéraux (potassium, magnésium, calcium), oligoéléments (cuivre, fer, silicium et manganèse), vitamines du groupe B (thiamine, riboflavine, acide nicotinique, pyridoxine, acide pantothénique, biotine, acide folique), C, D, E, flavonoïdes et stérols. On doit utiliser des graines de pollen pulvérisées car les grains de pollen sont entourés d’une enveloppe qui résiste à la digestion.

Le pollen semble avoir une action orexigène (c’est à dire qu’il augmente l’appétit). Ainsi on observe une prise poids, une amélioration psychique, une dissipation des effets de surmenage intellectuel et un effet de régularisation des fonctions digestives, aussi bien sur la constipation que sur la diarrhée.

Il est indiqué dans les cas de maigreur asthénique et de surmenage cérébral. Il est efficace dans les désordres digestifs et les troubles coliques divers. Les doses recommandées sont de 15 à 40 grammes par jour, en cure de deux à trois mois, à associer avec des cures de gelée royale.

Précautions : les personnes présentant des allergies au pollen (rhum des foins) doivent éviter l’utilisation de ce produit.

Propolis

La propolis est une substance cireuse ou résineuse que les abeilles utilisent pour boucher les fentes des ruches. Les abeilles récoltent sur les bourgeons et l’écorce de divers arbres (bouleau, peuplier, pin, orme, chêne, etc.) une substance résineuse qu’elles modifient.

Elle contient environ 50% de résines, 30 à 40% de cires, une huile essentielle, du pollen, divers matières organiques et minérales. Elle est solide et friable à froid, molle à 30°C et fondante entre 60 et 70°C. Sa couleur varie du jaune au noir et son odeur est aromatique. Elle est insoluble dans l’eau.

Sa valeur nutritive étant extrêmement faible, elle n’a pas de valeur alimentaire particulière. Elle ne contient pas non plus de vitamines ou d’éléments minéraux en qualité significative. Il ne s’agit pas d’un complément alimentaire. Mais elle présente une action antioxydante, antibiotique et cicatrisante.

Elle est incorporée à des crèmes et des lotions alcooliques. On l’emploie en raison de son action dans diverses affections cutanées comme les eczémas, les follicules, les érythèmes, les prurits.

Radis noir

Le radis noir est une plante commune dont on utilise la racine et les sucs.

Il contient une essence sulfurée : le raphanol. Cette essence est plus présente chez le radis noir que chez les autres variétés de radis. On y trouve des vitamines B, C (en abondance) et E. Il contient aussi de nombreux minéraux.

Il n’a pas de valeur nutritive et est difficile à digérer. Il est béchique (sédatif des toux sèches) et antiallergique. Il est stimulant de la vésicule biliaire et de la sphère hépatique : il est apéritif et tonique. Il est également diurétique.

Ses qualités apéritives le font consommer cru en hors-d’oeuvre malgré sa mauvaise digestibilité. Le suc frais peut traiter les paresses hépatiques. En ajoutant du sucre, on obtient un sirop antitussif. Par sa richesse en vitamine C, il est tonifiant.

Reine-des-prés

C’est une plante de terres humides dont on utilise les sommités fleuries et les les feuilles.

Elle contient des dérivés salicylés, des tanins, des sels minéraux (fer, soufre et calcium), des flavones et des vitamines C. Elle est fébrifuge, antirhumatismale, astringente et diurétique. En usage externe, elle est cicatrisante.

En usage interne, on l’emploi en infusion ou en poudre (gélules) pour son action antalgique sur les douleurs articulaires. Son action diurétique traite les oedèmes, en particulier ceux en lien avec la cellulite, les cystites et les calculs rénaux. Son action astringente est efficace en cas de diarrhée.

En usage externe, on peut l’employer en décoction dont on fait un cataplasme à appliquer sur les zones douloureuses pour traiter les douleurs rhumatismales ou névralgiques. Son action astringente est utilisée pour la couperose.

Son

Il est constitué de fragments de l’enveloppe du grain de blé. Il est composé de cellulose. Il est riche en vitamines du groupe B (en particulier en vitamine B1) et en fer. Il contient de l’acide phytique (empêche l’absorption du fer et du calcium) et est pauvre en calcium. Il contient un très grand nombre d’enzymes qui ne peuvent être libérées que si la taille des particules de son est suffisamment petite. Ainsi le son brut, qui possède une grande capacité d’absorption de l’eau, accélère le transit intestinal. Mais il peut irriter la muqueuse intestinale. Le son micronisé va absorber l’eau de façon plus régulière et sans risque d’irritation.

On additionne le son brut au pain pour faciliter le transit intestinal. Cependant, le pain est moins digeste et l’acide phytique ralenti l’absorption de fer et de calcium, donc l’utilisation prolongée de ce complément n’est pas recommandé.

Le son micronisé se présente sous forme de poudre ajoutée aux aliments pour réguler le transit intestinal et calmer les spasmes des mauvaises digestions.

Précautions : les produits à base de son brut sont contre-indiqués chez les personnes sujettes aux colites.

À mettre au second plan

Le complément alimentaire ne doit pas être une habitude alimentaire mais l’exception qui confirme la règle dans notre alimentation. Son rôle est de palier à des difficultés passagers que l’on traitera sous forme de cure, avec les précautions liées à l’utilisation de chaque produit.

Notre réflexe va donc être de veiller à ce que notre alimentation soit suffisamment variée, équilibrée, à base de légumes et de fruits frais, de bonne qualité biologique et de saison.

Quoiqu’il en soit, si nous vivons des moments de fatigue ou des désordres dans notre vie quotidienne, il est conseillé de voir un thérapeute qui sera nous aider dans la démarche à suivre pour retrouver santé et tonus, car le complément alimentaire n’est peut-être pas la solution.

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« Que ton alimentation soit ta première médecine », Hippocrate

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