L’Or bleu coule-t-il de source ?

S’il est un « nutriment » nécessaire à notre vie, il s’agit bien de l’eau. Cette denrée, bien qu’accessible dans les pays occidentaux, tend à se raréfier avec l’évolution climatique, du moins sous sa forme potable.

Le but de cet article va être d’explorer ce liquide indispensable à toute vie et sous quelle forme le consommer au quotidien.

L’eau dans notre corps

Généralités

Notre corps est composé de 60 à 70% d’eau. Les tissus les plus hydratés sont le sang et la lymphe (97%), le cerveau (90%), les muscles (75%), puis les os (22%) et les tissus adipeux (10%).

La quantité totale d’eau dans l’organisme dépend de plusieurs critères :

  • L’âge de la personne : plus nous vieillissons et moins nous avons d’eau
  • Le sexe : l’homme à moins de tissus adipeux que la femme, donc sa quantité d’eau est plus importante de 10%.
  • Le poids de la personne : la personne en surpoids a moins d’eau qu’une personne mince.

Dans le corps, l’eau est distribué entre deux milieux :

  • Le milieu intracellulaire : cela touche toutes les cellules (tissus, muscles, …) et représente 40% de notre corps.
  • Le milieu extracellulaire : c’est le sang et la lymphe, et ça représente 20% de notre corps.

La présence d’eau dans notre corps à trois origines :

  • L’eau de boisson (1 à 1,5 litres par jour)
  • L’eau de constitution des aliments (0,5 litre par jour)
  • L’eau métabolique (200 à 300 ml/jour) : c’est l’eau qui résulte des réactions biochimiques nécessaires au bon fonctionnement de notre métabolisme.

L’eau n’apporte aucune calorie et c’est pourtant le seul aliment indispensable pour notre corps. Sa suppression totale de notre alimentation provoquerai la mort d’un individu en 2 à 3 jours.

Ses rôles

Il a un rôle plastique : il participe à la constitution même de notre organisme.

Il a des rôles fonctionnels : sa principale fonction est le transport des substances solubles dans l’organisme (protéines, sels minéraux, vitamines, …)

Il a un rôle d’élimination des déchets.

Il a un rôle d’aide aux réactions chimiques, car c’est un catalyseur.

Il a un rôle de régulateur thermique : il maintien le corps à 37°C.

L’eau potable

Il s’agit de l’eau qui ne comporte aucun danger pour l’homme.

Six groupes définissent si une eau est potable ou non :

  1. Physico-chimique : la consistance, composition, couleur, température.
  2. Substances indésirables : se sont des substances qui peuvent être tolérées jusqu’à un certain seuil ; ex : les nitrates.
  3. Toxiques : arsenic, plomb, nickel, …
  4. Pesticides : insecticides et herbicides
  5. Microbiologiques : absence de virus, bactéries, parasites.
  6. Organoleptiques : odeur, goût, saveur.

À partir de ces groupes, nous obtenons les critères suivants pour qu’une eau soit potable. Elle doit :

  • Être fraîche : entre 8 et 15°C
  • Être incolore
  • Être translucide
  • Être limpide : claire et dépourvu de particules en suspension
  • Être inodore
  • Être de saveur agréable
  • Avoir un pH neutre
  • Contenir des éléments minéraux : variable en fonction des régions
  • Contenir certains gaz : oxygène et gaz carbonique
  • Être sans germe, ni microbe, ni parasite.

NB : le chlore qui sert à désinfecter l’eau n’est soumis à aucune norme ce qui fait que certaines eaux du robinet peuvent dégager une forte odeur de chlore. Sinon l’eau potable est réglementée par un décret de décembre 2003 en conformité avec les normes européennes.

La balance hydrique

La balance hydrique consiste à maintenir la quantité d’eau contenue dans notre corps. Sachant que nous avons des pertes d’eau régulières, il va falloir envisager différents apports pour entretenir cette balance hydrique.

Les pertes en eau

Les pertes naturelles sont les suivantes :

  • Lors d’activités physiques, nous perdons en moyenne 0,5 litre d’eau par jour sous forme de sueur. Il est possible de perdre jusqu’à 8 litres par jour dans le cas d’efforts prolongés et intenses.
  • Les pertes urinaires représentent 1,5 litre d’eau par jour en moyenne.
  • Les pertes fécales sont plutôt faibles (0,1 litre par jour) sauf en cas de diarrhée.
  • La respiration provoque une perte d’environ 0,4 litre par jour.

Nous arrivons donc à 2,5 litre de perte d’eau par jour en moyenne.

Les apports en eau

Je l’ai évoqué en début d’article, les apports en eau ont trois origines :

  • L’eau de boisson (1 à 1,5 litre par jour)
  • L’eau de constitution des aliments (environ 1 litre par jour)
  • L’eau endogène (ou métabolique : environ 0,3 litre par jour)

Les apports quotidiens correspondent, dans les grandes largeurs, aux pertes, soit 2,5 litre d’eau par jour.

Les aliments qui comportent le plus d’eau sont les fruits et les légumes (80 à 90%), les laitages (75 à 80%) et la viande (70%).

L’apport en eau de boisson (entre 1 et 1,5 litre par jour) peut augmenter dans des situations tels que des diarrhées, fièvre, canicule. Les nourrissons, les enfants et les personnes âgées sont à surveiller en particulier car il existe un risque de déshydratation chez ce publique. Les enfants n’ont pas de réserve en eau et les personnes âgées ne ressentent plus la soif.

Autant un apport important d’eau de boisson n’est pas préjudiciable pour la santé car la vessie évacue le trop plein, autant la déshydratation peut amener à une fin prématurée à terme.

L’eau et les boissons

Les apports en « liquide » sont divers et variés. La suite présente les différentes boissons mis à notre disposition pour s’hydrater.

L’eau du robinet

C’est une option envisageable dans la mesure où cette eau est potable, est intéressante sur le plan économique et ne génère pas de déchets (bouteille en plastique). Néanmoins elle peut contenir des nitrates et sa teneur en chlore est variable avec un goût plus ou moins prononcé.

L’eau minérale

Se sont des eaux qui ont des propriétés thérapeutiques et qui proviennent de sources dont l’exploitation est autorisée par décision ministérielle. Elles peuvent être plates ou gazeuses. On distingue les eaux faiblement minéralisées des eaux fortement minéralisées.

Les eaux faiblement minéralisées sont celles qui contiennent moins de 500 mg de sels minéraux par litre d’eau. Elles sont conseillées pour les biberons et en cas de diarrhée. Exemples : Thonon, Evian, Volvic, Perrier, …

Les eaux fortement minéralisées sont celles qui contiennent plus de 1500 mg de sels minéraux par litre d’eau. Elles sont conseillées si l’alimentation est faible en fruits, légumes, produits laitiers et en cas de constipation. Exemples : Hépar, Contrex, Saint-Yorre, Vichy Célestin, Quézac, …

Il faut savoir que la loi détermine huit appellations d’eaux minérales classées selon la teneur en sels minéraux. Nous avons déjà vu l’eau minérale « faiblement minéralisée » (moins de 500 mg de sels minéraux par litre d’eau) et « riche en sels minéraux » (plus de 1500 mg de sels minéraux par litre d’eau).

L’eau « très faiblement minéralisée » contient moins de 50 mg de sels minéraux par litre d’eau.

L’eau « bicarbonatée » a une teneur en bicarbonate (HCO3) supérieur à 600 mg/l.

L’eau « calcique » a une teneur en calcium (Ca2) supérieur à 150 mg/l.

L’eau « magnésienne » a une teneur en magnésium (Mg2) supérieur à 50 mg/l.

L’eau qui « convient pour un régime pauvre en sodium » a une teneur en sodium inférieur à 50 mg/l.

L’eau qui « convient pour la préparation des nourrissons » n’est pas effervescente. Sa teneur en nitrates (NO3) doit être inférieure à 15 mg/l et sa teneur en nitrites (NO2) doit être inférieure à 0,05 mg/l.

NB : La règlementation exige que la composition de toutes les eaux minérales doit être constante.

L’eau de source

Il s’agit d’eau naturelle d’origine souterraine qui est mise en bouteille à la source même. L’autorisation d’embouteillage est délivrée par le préfet.

Cette eau ne possède pas de propriétés bénéfiques pour la santé et n’a donc pas de propriétés thérapeutiques.

Leur teneur en sels minéraux est variable et on peut les trouver sous la forme d’eau plate ou gazeuse.

Les jus de fruits

Ils sont composés de 85 à 90% d’eau et leurs propriétés sont variables en fonction du fruit dont ils sont constitués :

  • Il y a de la vitamine C pour les agrumes et les tomates
  • Il y a du bêta-carotène pour les nectars d’abricot
  • Il y a plus de sucre et de sels minéraux pour les jus de pomme et de raisin

En fonction des appellations, la teneur en sucre peut varier :

  • Les jus à base de concentré et « sans sucre ajouté » contiennent uniquement les sucres des fruits, soit 10 à 15g par 100 ml.
  • Les purs jus de fruits sont sans sucre ajouté, selon la réglementation, et ont la même teneur en sucre que l’appellation précédente.
  • Pour les nectars, il est autorisé une adjonction de sucre de 20% maximum. La teneur en sucre va donc être de 10 à 15g par 100 ml plus 10g par 100 ml au maximum, soit 25g par 100 ml pour le plus fort dosage.

NB : la réglementation autorise l’ajout de sucre à hauteur de :
– 15 g/l pour corriger l’acidité
– 150 g/l pour sucrer.
Ces ajouts doivent obligatoirement avoir la mention « sucré à … » ou « sucre ajouté »

Les sodas

Se sont des boissons qui n’apportent que du sucre (de 100 à 120 g/l).

Les boissons alcoolisées

Quelques alcools peuvent présenter des propriétés intéressantes pour l’organisme :

  • Le vin rouge a des propriétés anti-oxydante en lien avec la présence de tanin.
  • La bière et le cidre contiennent du magnésium, du potassium et de la vitamine B.

Néanmoins, l’alcool monopolise le foie pour être éliminé (le foie traite l’alcool comme un poison), il n’est pas un bon désaltérant et peut induire un état de dépendance. Il est important de limiter sa consommation car il peut être destructeur pour notre organisme.

Les besoins journaliers

Dans une atmosphère à 20°C, nos besoins en eau sont de 1 à 1,5 l par jour pour être en bonne santé. Cette quantité doit être augmentée dans différentes situations : en cas de fièvre (surtout pour les bébés et les personnes âgées), en cas de forte chaleur et en cas de travail physique intense.

Du point de vue de la naturopathie, l’eau de boisson ne doit être qu’un moyen pour maintenir la balance hydrique. Les autres éléments (vitamines et sels minéraux) peuvent être fournis par un bon équilibre alimentaire comportant des légumes verts et des fruits notamment. Dans ce principe, une eau faiblement ou très faiblement minéralisée est suffisante et doit constituer l’apport hydrique quotidien.

On peut remarquer qu’un jus de fruit, aussi pur soit-il, est en moyenne plus sucré qu’un soda. Étant donné que l’un comme l’autre sont constitués de sucres simples, ils ne sont pas vraiment conseillés pour bien s’hydrater.

L’absorption d’alcool ne permet pas une hydratation efficace et comporte bien d’autres désagréments qui l’exclue de la liste des boissons à prendre pour maintenir la balance hydrique.

Néanmoins, rien ne nous empêche de consommer, à titre anecdotique, jus de fruits, soda ou alcool tant que cette consommation reste exceptionnelle dans la semaine et ne devienne pas notre quotidien.

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« Aucun animal n’a trouvé aussi mauvais que l’ivrognerie – ni d’aussi bien que la boisson. », G. K. Chesterton.

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