Le Lait, ami ou ennemi ?

Lors d’un précédent article, je dressais un tableau des différents produits laitiers mis à notre disposition.

Le livre que je vous propose aujourd’hui va présenter le lait et les produits laitiers afin de nous interroger sur notre consommation actuelle qui peut être excessive et donc préjudiciable pour notre santé.

Je préviens que le contenu peut mettre en porte à faux mon premier article sur le sujet.

Néanmoins, il me semble important de mettre en valeur le message que veulent faire passer Nathalie et Jean-Marie DELECROIX et je vais tenter d’aller à ce qui me semble essentiel dans cet article.

Les auteurs

Nathalie DELECROIX

Issue du monde du commerce international, Nathalie DELECROIX a complété sa formation dans l’hygiène vitale. Elle est praticienne en PhysioScan. Elle développe une activité de conseil dans le domaine des médecines et produits naturels.

Jean-Marie DELECROIX

Jean-Marie DELECROIX (décédé en février 2013) était naturopathe diplômé, formé à l’homéopathie à Paris, à la Médecine Traditionnelle Chinoise, à la Médecine Quantique et initié à la Psychiatrie. Il a exercé comme thérapeute, donné de multiples conférences et animé des séminaires de bien-être et de développement personnel. Il a écrit une trentaine d’ouvrages sur ces thèmes. Il était aussi ingénieur Arts et Métiers.

Le ton est donné !

Pour la première partie de ce livre (qui en compte trois), Nathalie et Jean-Marie ont voulu tout de suite mettre les choses au point sur la nature de cet ouvrage. Entre considérer le lait comme un poison ou comme de la nourriture vertueuse, il y a une juste mesure à prendre. Tout d’abord il est important de s’interroger pourquoi et pour qui est destiné le lait de vache à l’origine (aux hommes ?), de la nature de ses différentes transformations, de l’impact nutritionnel et des enjeux économiques. Ensuite il peut être envisagé d’autres alternatives au lait de vache comme les laits végétaux, les fruits et les légumes, …

L’invasion du lait de vache en 50 ans ! Seulement ?

Cela fait près de 10000 ans que l’homme a domestiqué les premiers animaux pour leur consommation, la confection de vêtements, etc. La consommation de lait, jusque là, était plutôt marginale. Il faut attendre la fin de la seconde Guerre Mondiale pour une expansion de la production et de la consommation du lait de vache avec tous les travers que cela a engendré :

De nouvelles vaches font leur apparition, mangent en permanence, produisent du lait en permanence, en grande quantité … et ne vivent que quelques années.

Le lait produit subit des traitements qui réduisent à peau de chagrin sa valeur nutritionnelle, et surtout micro-nutritionnelle (les vitamines essentiellement), sans parler des produits chimiques et médicamenteux ajoutés pour faciliter la production.

L’impact environnemental lié à cette sur-production est désastreux.

La politique commerciale incite à une sur-consommation de produits laitiers qui peuvent avoir un impact négatif sur notre santé.

La liste est longue et occupe une bonne partie de l’ouvrage.

Le lait, un poison ?

Bien sure que non ! Par contre une consommation excessive peut avoir un impacte sur la santé. Les auteurs nous donnent plusieurs arguments à ce sujet en comparant les compositions du lait animal et du lait maternel.

Voici ceux qui vont à l’encontre de la consommation de lait :

  • La plupart des produits laitiers ont subit des traitements thermiques qui réduisent l’apport nutritionnel, car la chaleur excessive pour la conservation du produit détruit les vitamines. Tout produit laitier, dans l’idéal, devrait être fabriqué à partir de lait cru.
  • La plupart des produits laitiers acidifient le corps, et pour que le corps rééquilibre son pH, il utilise le calcium existant dans son organisme … et donc dans ses os ! D’où une décalcification osseuse qui peut entraîner une ostéoporose à plus ou moins long terme. C’est un comble pour un aliment qui est censé renforcer nos os avec son apport de calcium !
  • Les lipides du lait de vaches sont essentiellement des « mauvaises graisses » (Acides Gras Saturés) et contiennent peu de « bonnes graisses » (Acides Gras Insaturés), contrairement au lait maternel, par exemple. (Les corps gras sont détaillés dans cet article.)
  • Les protéines, surtout présentent sous la forme de caséine, sont trop nombreuses et difficiles à digérer. Notre organisme doit, là aussi, taper dans ses réserves de calcium pour pouvoir digérer cet excès de protéines. Nous nous retrouvons ainsi dans une situation où l’ostéoporose peut s’installer progressivement par ce biais.
  • L’intolérance au lactose touche cinq millions de français. Une des raisons est le peu de présence de lactase (l’enzyme permettant la dégradation du lactose) dans notre métabolisme à l’âge adulte. De plus, associé à des aliments comme les céréales (dont le pain), la viande, le café, … , la digestion devient encore plus longue.
  • Il existe un lien entre le développement du diabète et l’absorption trop importante de lait. Bien que l’index glycémique d’un yaourt ne soit pas trop élevé, le métabolisme répond à cet apport de sucre comme si nous avions avalé une barre de chocolat.
  • L’IGF-1 : c’est le facteur de croissance de l’insuline qui est très présent dans le lait de vache. Ce facteur accélère la croissance des cellules, et notamment les cellules cancéreuses. D’après les études du Docteur NOGIER, il y a une forte progression des cancers du sein et de la prostate dans les pays européens à forte consommation de lait (la Suisse en tête).

Existe-t-il des points positifs ?

  • L’apport en protéines est moindre dans le lait de chèvre et presque idéal dans le lait de jument, car il se rapproche le plus du lait maternel.
  • Le lait non traité (cru) est un bon apport en vitamines et est moins acide.
  • Certains produits laitiers sont débarrassés de leur lactose comme certains fromages comme le comté ou la cancoillotte.

Que dois-je consommer ?

Le lait permet un apport, dans les grandes largeurs, de calcium et de protéines animales dans un milieu acidifiant pour le métabolisme.

La recommandation de 3 à 4 portions de laits (ou produits laitiers) par jour est excessive aux yeux des auteurs et aux vues des arguments qu’ils nous avancent. Notre consommation ne devrait pas dépasser les 2 portions par jour.

Il nous est possible d’avoir du calcium par d’autres biais tels que les fruits et légumes que l’on peut manger à volonté, les graines germées (sésame, moutarde, brocoli, choux) ou certaines algues (dulse). Il nous est ensuite présenté une liste d’aliments riches en calcium tels que la sardine, le chou vert, les amandes, pour ne citer que les plus riches.

Les laits végétaux sont une alternative au lait de vache, tel que le lait d’amande, de riz ou de soja.

Guide du consommateur

Cette deuxième partie est un catalogue détaillé des produits laitiers mis à notre disposition dans les commerces.

Ainsi se trouve la composition des crèmes, du beurre, des probiotiques, des yaourts, du kéfir, des autres produits laitiers animaux ainsi que des produits laitiers végétaux.

À vos fourneaux !

Ce livre se termine par quelques recettes (14 en tout) qui proposent des substituts aux produits laitiers animaux, pouvant faire appel à des laits végétaux ou des graisses végétales par exemple. Des recettes simples comme une béchamel, des crêpes, une pâte brisée ou un chocolat chaud y sont détaillées, tout comme des recettes plus complexes (tarte aux légumes d’hivers, clafoutis à la compote de fruits rouges, …).

Le juste équilibre

Le livre du couple DELECROIX m’a semblé un peu décousu mais néanmoins il est d’un bon apport sur le sujet du lait et de ses dérivés. Et rien que pour celà, je vous invite à le lire, d’autant plus que je n’ai résumé que les parties qui me semblaient essentielles (avec toute la subjectivité que celà comporte).

Le lait n’est pas la solution a nos problèmes de santé et elle peut même en être, à elle seule, la cause.

Pour autant, il ne faut pas s’interdire de consommer des petites quantités journalières de produits laitiers de qualité (au lait cru, contenant peu de lactose, …) tout en veillant à maintenir l’équilibre acido-basique de notre métabolisme grâce à la consommation de fruits et légumes verts, crus autant que possible. Testons nous aux laits végétaux ainsi qu’aux algues alimentaires pour diversifier nos apports alimentaires.

L’alimentation n’est pas le seul facteur d’équilibre de notre organisme, car il faut aussi avoir une activité physique régulière qui permettra la fixation du calcium sur notre ossature (30 minutes par jour) et rester avec un état d’esprit optimiste et créatif pour réduire le stress à son minimum, et freiner ainsi une autre source d’acidité du corps.

📚

« La gaité est le meilleur promoteur de la santé, et elle est aussi bénéfique pour l’esprit que pour le corps. », Joseph ADDISON

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