Le Miracle de la Pleine Conscience

Suite au dernier article portant sur l’art de la méditation, il m’a semblé intéressant de me plonger vers une orientation possible dans ce domaine : la pleine conscience.

L’objectif étant de toujours aborder un moyen de renforcer notre mental, de se libérer de toute entrave psychologique, je vous invite aussi à lire le premier article sur la respiration qui offre les bases pour aborder tous ceux qui suivent dans ce domaine.

La Marche Afghane pour tous et Respire tout simplement sont des livres qui se situent dans la même trame.

La paix pour unique combat

Tchich Nhat Hanh

Thich Nhat Hanh est un moine bouddhiste vietnamien qui a oeuvré pendant des années pour le pacifisme à travers le monde, notamment lors de la guerre du Vietnam.

Lors de son passage aux États Unis d’Amérique en 1966, il rencontra des personnalités telles que le ministre de La Défense Mac Namara, le moine chrétien Thomas Merton ainsi que le pasteur Martin Luther King (peu de temps avant son assassinat) qui le proposera pour le prix Nobel de la paix.

Son engagement pacifiste affiché lui a valu l’exil. Réfugié politique en France, il est domicilié dans le sud-ouest (le Lot-et-Garonne) au village des pruniers où il a fondé une communauté dans laquelle il enseigne la méditation de plein conscience.

Il a longtemps voyagé en Europe et aux États Unis dans le cadre de congrès, de conférences et autres rencontres pour promouvoir la réconciliation des peuples en guerre et mettre en avant les souffrances de celles et ceux qui les subissent.

Les principes qui régissent cette pratique

Une pratique de chaque instant

L’idée de la pleine conscience n’est pas forcément de méditer de longues minutes à des moments précis de la journée mais bien de réaliser l’importance de chaque geste de son quotidien en étant présent sans se disperser et se perdre dans ses pensées. Par exemple, si je fais la vaisselle à la main, je reste concentré dans cette activité sans me perdre dans des spéculations de ce que je peux faire après cette tâche. Étant pleinement présent dans l’activité, je ne suis pas dispersé, je suis plus serein, plus posé et j’évite, peut-être, certaines maladresses qui peuvent conduire à de la vaisselle brisée.

La respiration comme outil

L’auteur nous aiguille vers l’importance de la respiration afin d’atteindre la pleine conscience. Il évoque ainsi différentes étapes en passant par l’observation puis le contrôle de la respiration. La suite est une explication des caractéristiques de cette respiration (intensité, rythme, variabilité, …) afin que notre vie de pleine conscience se fasse quelques soient les situation. Au delà de la pleine conscience, une bonne respiration est un atout indéniable pour une bonne qualité de vie en lien avec l’énergie vitale.

Une journée consacrée

L’auteur nous invite à choisir une journée de notre semaine orientée vers la pleine conscience. Cette journée « à part » doit nous être réservée pour que nous puissions vivre à un rythme plus lent, avec moins d’actions que d’habitudes mais dans la recherche d’une réelle présence dans chacune d’entre elles. Il est préférable de choisir une journée hors temps de travail où les pressions sont les moins fortes. Dans un premier temps, Thich Nhat Han conseil de le faire dans le silence afin de faciliter la concentration.

La méditation

C’est présenté comme le moyen le plus efficace de se reposer, mieux qu’une nuit de sommeil ou une sieste.

La posture est importante car allongé le risque est de s’endormir, d’autant plus qu’il est aisé de se détendre dans cette position. Assis le risque est moins grand ce qui permet de prolonger l’aventure. Nous aurons le choix entre la position du lotus, du demi-lotus ou encore à genoux comme les japonais pour les moins souples. Il faudra se donner un temps pour s’approprier cette assise en changeant les positions, puis veiller à maintenir le dos droit. L’auteur détaille la place de chaque partie de notre corps et du matériel nécessaire à la mise en place d’une bonne séance de méditation. La respiration est alors un point essentiel avec la rectitude de la colonne vertébrale.

Ensuite nous sommes invités à utiliser nos sens après avoir réussi à se détendre. L’objectif et d’observer et de reconnaître tout ce qui est en nous et autour de nous. Nous nous positionnons comme un simple observateur de nos sensations et de nos pensées sans la moindre lutte. Il s’agit bien d’accepter cette présence et de se focaliser sur sa respiration pour la reconnaître et la laisser passer sans porter de jugement à son sujet.

L’auteur conseille de ne rien attendre en particulier lors de nos séances de méditation et de rester un simple observateur de nos sensations.

Interdépendance, impermanence et compassion

On entre ici dans le vif du sujet de la Pleine conscience. L’auteur explique les différentes notions pour aborder cette discipline d’une façon holistique, c’est à dire en considérant chaque objet de méditation comme un tout avec tous ses points de vue. Pour cela il fait référence à 5 catégories d’objets de l’esprit (encore appelé dharmas ou agrégats) qui sont :

  1. Les formes corporelles et physiques
  2. Les sensations
  3. Les perceptions
  4. Les formations mentales
  5. La conscience

Par exemple, lors d’une méditation où nous nous concentrons sur une table, cette dernière doit être considérée non seulement comme le simple objet qu’elle est mais aussi comme existante à travers le bois de l’arbre dont elle est issue, qui lui-même c’est développé grâce à la nature (soleil et pluies). Il faut aussi considérer le menuisier qui la construit, les matériaux minéraux (les clous) qui maintiennent les différentes parties, et ainsi de suite.

Ainsi, chaque objet de notre quotidien fait partie de l’univers et ne fait qu’un avec. Une telle vision globale consciente nous permet de nous libérer des craintes, des douleurs et des anxiétés. Ainsi la mort est perçue comme faisant partie de la vie et il nous est possible d’y faire face avec calme et sérénité.

L’ultime perfection ?

Par la pratique de la pleine conscience, en prenant garde de toujours veiller à contempler chaque objet de méditation en interdépendance, nous finissons par ne pu émettre de jugement et acceptons les éléments tels qu’ils se présentent sans la moindre discrimination. Nous sommes invités à percevoir chaque chose plutôt avec notre coeur. Dans cette démarche, nous sommes donc invités à entrevoir chaque élément avec le regard de la compassion, vis-à-vis de ce qui nous entoure et aussi vis-à-vis de nous-même.

Par ce principe, ce que fait l’autre n’est pas ce qui importe. Il est préférable de toujours faire de son mieux dans les actions qui nous sont demandées et ainsi inviter les autres à en faire autant par cette attitude bienveillante et désintéressée.

Trois réponses merveilleuses

Cette première partie se termine par une fable qui se construit autour de trois questions :

  1. Quel est le meilleur moment pour chaque chose ?
  2. Quelles sont les plus importantes personnes avec lesquelles travailler ?
  3. Quelle est la plus importante chose à faire à tout moment ?

Je vous invite à découvrir par vous-même cette belle histoire ainsi que son dénouement !

Exercices de pleine conscience

Cette seconde partie est consacrée aux applications qui peuvent être faites au quotidien pour la pratique de la pleine conscience. Je vais me contenter de lister les différents thèmes proposés et que l’on retrouve dans la partie précédente :

  • Le demi-sourire
  • Détente et relaxation
  • La respiration
  • La position et les mouvements de corps
  • L’interdépendance
  • Méditation sur la compassion

Manuel pratique de méditation ?

Sous son format réduit et ne comportant qu’un peu plus de 100 pages, cet ouvrage est tout à fait indiqué pour les personnes désireuses de vouloir s’initier à la méditation en toute simplicité. Il n’y a qu’un seul bémol autour de la posture assise qui n’est pas forcément aisée à adopter si la souplesse articulaire n’est pas au rendez-vous. Néanmoins, il nous est possible de méditer autrement qu’en position de lotus ou de demi-lotus.

📚

« La nécessité de l’amour est la seule qui soit vraiment belle. Arriver à cette connaissance, telle est la tâche de l’histoire du monde », Richard Wagner

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s