Quel régime alimentaire pour ma santé et mon bien être ?

L’arrivée des beaux jours peuvent nous inciter à opérer des efforts et à appliquer de bonnes résolutions … à savoir celles que l’on prend à la nouvelle année, par exemple. Une d’entre elle consiste à faire attention à nos apports alimentaires et nous pouvons être tenté de commencer un régime, de faire un jeûne de détoxication par exemple. Or les régimes se déclinent en différentes variantes qu’ils sont nécessaires d’identifier.

Le sujet de cet article va être de brosser les différents types de régimes alimentaires avec les précautions à prendre pour éviter un déficit nutritionnel, voire des carences.

Les régimes restrictifs

Ils devront être qu’une phase temporaire et ne peuvent donc être envisagés en rythme de croisière.

Le régime pesé

Il a été créé par un italien au XVème siècle : Cornaro. Le principe est de réduire progressivement la ration alimentaire pour trouver l’idéale. Testé sur lui-même, Cornaro a trouvé un apport quotidien de 500 grammes de nourritures. D’autres préfèrent un apport d’un kilogramme par jour. Bien que se soit facile à mettre en place, ce régime nécessite d’être pratiqué toute sa vie pour que cela fonctionne. D’autre part, il n’est pas fait mention de la qualité et du rôle des aliments consommés, ce qui peut être dommageable à long terme.

Réduction du nombre de repas

Système de deux repas

Appelé aussi le « jeûne intermittent », inventé par le Dr Dewey, c’est une technique simple qui consiste à éliminer un repas, souvent le petit-déjeuner, et de laisser un délai de 16 heures entre le repas du soir et celui du midi du lendemain.

Un seul repas par jour

Le principe est de consommer un seul et unique repas dans la journée. Il est possible d’ajouter une collation dans la journée qui sera constituée de fruits, de jus de fruits ou de légumes frais.

Ce régime est conseillé aux personnes sédentaires en dehors des saisons froides.

Le régime hypocalorique

C’est un régime amincissant dont le principe consiste à diminuer l’apport en calories, en contrôlant la quantité de sucre et de matières grasses, de façon à ce que cet apport soit inférieur aux besoins en calories de la personne.

Pour un adulte sédentaire de taille moyenne, les besoins quotidiens sont évalués à 2100 kcal pour un homme et 1800 kcal pour une femme.

En fonction de le perte de poids souhaitée et du métabolisme de la personne, le régime peut varier de 800, 1000, à 1200 kcal par jour.

Quoiqu’il en soit, ce régime demande un accompagnement diététique avant, pendant et après le régime pour que la personne prenne de bonnes habitudes alimentaires afin d’éviter le regain de poids.

Les régimes médicaux

Comme leur nom l’indique, se sont des régimes faisant l’objet d’une prescription médicale. Le médecin met en place une restriction alimentaire en lien avec la ou les pathologies du patient. Ces régimes sont ici à titre informatif et ne peuvent être mis en place par nous-même. Voici quelques exemples :

  • Restriction lipidique : il s’agit d’éliminer les viandes grasses, les poissons gras, les matières grasses d’origine animale. Le beurre et les laitages sont tolérés mais en faible quantité. Ces restrictions sont opérées en cas de taux de cholestérol élevé.
  • Restriction protéique : il s’agit de pratiquer un régime végétarien auquel on retire les légumes secs. Il est prescrit pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale et hépatique.
  • Restriction glucidique : ce régime se fait sur une base de 2500 kcal maximum par jour avec un apport de 180 grammes de glucides par jour ainsi que 120 grammes de protides par jour. L’alcool est interdit. Cela concerne les diabétiques insulinodépendants.
  • Restriction cellulosique : certaines crudité sont interdites comme les radis, les carottes, la peau des tomates et les endives. Il en est de même pour les légumes verts durs cuits à fibres dures. Ces restrictions touchent les personnes ayant une fragilité des muqueuses intestinales et oesophagiennes.

Les monodiètes

Il s’agit ici de faire des repas constitués seulement d’un seul aliment afin de nettoyer l’organisme avec l’avantage de ne pas laisser de sensation de faim car l’aliment choisit est consommé de façon non restrictive dans le courant de la journée. La durée de ce régime peut être le temps d’un repas et aller jusqu’à une semaine. Plus la cure est longue et plus le nettoyage se fait en profondeur.

L’aliment choisit doit être non toxique, facilement assimilable et de bonne qualité biologique, sans le moindre ajout (il existe une tolérance pour le sel non raffiné et les épices).

Le nettoyage se manifestera sous la forme de crise curative qui peut prendre différentes formes en fonction de l’individu (fièvre, sueurs, migraines, diarrhée, boutons, toux grasse, sinusite, …) et dont l’intensité est proportionnelle à la vitalité de ce dernier. Bien qu’inoffensives, ces crises curatives demandent de la surveillance car elles sont fatigantes pour l’organisme.

Pour faciliter cette épuration du corps, il est conseiller de faire de l’activité physique, des exercices respiratoires, des purges, des lavements et de boire beaucoup d’eau.

Monodiètes humides

Se sont des monodiètes de jus de fruits et légumes, ou de soupes de légumes. Les fruits sont de saison et on évitera les fruits acides l’hiver pour les profils rétractés. Pour la composition des jus, la proportion conseillée est de 1/3 de fruits et 2/3 de légumes afin de réduire l’indice glycémique. Une exception consiste en une monodiète de lait en cas de problèmes gastriques.

Monodiètes sèches

Se sont des monodiètes que l’on mettra en place plutôt lors des saisons froides car elles conviennent mieux aux personnes rétractées, nerveuses, frileuses et déminéralisées. L’aliment sera cuit (pomme de terre, riz) et la durée de la cure peut aller jusqu’à une semaine.

Monodiètes les plus courantes

  • Pommes : elles doivent être bien mures et la cure peut durer 7 jours. Indications : diarrhées, anémie, troubles de la vésicule biliaire, colon irritable, convalescence, troubles du sommeil, …
  • Carottes : peut être suivi jusqu’à 7 jours, pour purifier, reminéraliser et régulariser les fonctions intestinales. Cette cure permet de régulariser l’équilibre acido-basique. Indications : troubles intestinaux, faiblesse hépatique, troubles de la croissance, …)
  • Riz : peut être suivi jusqu’à 7 jours. Indications : diarrhée, intoxication alimentaire, convalescence, troubles rénaux, …
  • Raisins : peut s’étaler sur 2 à 3 semaines. La peau et les pépins doivent être également consommés sauf en cas de fragilité intestinale ou de diarrhée. Cette cure est contre-indiquée en cas de diabète insulinodépendant. Indications : constipation, faiblesse immunitaire, rhumatismes, calculs rénaux, acné, rétention d’eau, …
  • Choux : cure de 1 ou 2 jours. Indications : déséquilibre de la flore intestinale, ulcère, parasitose intestinale, chute de cheveux, …)
  • Monodiète d’agrumes : 2 ou 3 jours pour ne pas provoquer un déséquilibre acido-basique. Indications : maladies infectieuses, convalescence, hyperviscosité sanguine, …

Le jeûne

Le jeûne thérapeutique consiste à arrêter totalement et de façon volontaire l’apport de toute nourriture, avec maintient ou non de la consommation d’eau, dans le but de laisser l’organisme au repos digestif pour lui permettre de s’auto-guérir. Le principe du jeûne est l’autolyse, c’est-à-dire la destruction de tissus endommagés ou excédentaires pour en créer de nouveaux. Il existe trois types de jeûnes.

Les jeûnes humides

Il s’agit de nettoyer au niveau des reins. Lors du jeûne, on peut boir à volonté de l’eau (pure ou peu minéralisée) et des tisanes.

Les jeûnes secs

Il s’agit de drainer les surcharges au niveau de la lymphe. N’ayant pas d’apport en eau, ce jeûne dure au maximum deux jours.

Les jeûnes mixtes

Il s’agit d’un jeûne sec encadré par deux jeûnes humides. Pour les personnes qui ont des troubles rénaux, il est conseillé de ne pas avoir un trop grand apport d’eau à la sortie du jeûne sec afin de ne pas trop solliciter les reins.

En pratique

La durée d’un jeûne est variable en fonction de sa nature et de notre vitalité. Un jeûne sec ne durera pas plus de deux jours. Un jeûne humide dure de trois à quarante jours. Une durée plus importante demande une bonne expérience et un suivit par un professionnel.

Il n’y a pas de danger à jeûner à condition de veiller à établir une durée qui corresponde à nos possibilités vitales et à suivre les bonnes pratiques. Il est important de surveiller si il y a des migraines et/ou des vertiges persistants, une faiblesse exagérée, une odeur alcoolisée de l’haleine.

Pendant le jeûne, il est important d’être à l’écoute de notre corps et de se reposer quand nous en ressentons le besoin. Si nous sommes en forme, une activité physique légère, telle que la marche à pied, peut être la bienvenue.

Règles fondamentales

La veille, ne consommer que des légumes cuits, ainsi que le jour de la reprise alimentaire. Pour les personnes n’ayant pas une alimentation hypotoxique, une descente et une reprise alimentaire progressive peut se faire sur une semaine.

La veille au soir, faire une purge.

Pour limiter les crises curatives (vu dans le cas des monodiètes), faire des douches rectales deux fois par jour tout les trois jours.

Voici cinq questions-réponses tirées du livre « le jeûne » de Shelton :

1) Le jeûne guérit-il les maladies ? (Page 200)

Non, le jeûne fait partie des soins rationnels du corps malade, il ne traite ni ne guérit le corps malade.

2) Y-a-t-il des contre-indications au jeûne ? (Page 227)

  • Si la personne a peur du jeûne
  • La maigreur extrême
  • En cas de faiblesse extrême
  • En phase terminale d’une maladie

3) Est-ce que des signes, symptômes apparaissent pendant le jeûne ? (Pages 242-246)

  • Douleurs et faiblesses en début de jeûne
  • Variation de pouls
  • Faim (ou sensation de faim) en début et en fin de jeûne.
  • La langue qui se charge
  • L’haleine qui devient fétide
  • Possibles variations de température
  • Sommeil moindre

4) Quels sont les signes qui indiquent qu’il faut rompre le jeûne ? (Page 290)

  • Le retour de la faim
  • L’haleine qui redevient « normale ». Le mauvais goût disparait. Les sécrétions salivaires deviennent normales.
  • La langue qui redevient propre.
  • Normalisation du pouls, de la température et des réactions cutanées.
  • L’urine devient claire, sans odeur.

5) Le jeûne entraîne-t-il des carences ? (Pages 172-173)

Pas plus que si l’on consomme des aliments dénutris, car le corps n’est pas équipé pour pallier ce type de carence chronique. Il est plus facile pour le corps de s’adapter à un manque total de nourriture qu’à l’abondance de produits ne comprenant pas d’éléments nutritifs.

Les régimes spécifiques

Le régime végétalien

Encore appelé « végan », ce régime est très en vogue pour des « raisons de santé » ou des convictions en lien avec la souffrance animale. Néanmoins, ce régime, pratiqué à long terme, entraîne plus de dégâts sur l’organisme que d’effets positifs.

Le principe consiste à ne consommer aucune protéine animale et sous-produits animaux (oeuf, lait, fromage, miel, …). Pour contre-balancer l’absence de protéines animales par des protéines végétales, il y a un apport quotidien en céréales et légumineuses, ou de produits contenant beaucoup de protéines végétales (quinoa, pois chiches, lentilles, tofu, avocat, …).

L’expérience à long terme montre que les puristes végétaliens sont affaiblis et déminéralisés.

Il est à noter que les protéines animales permettent d’activer la sécrétion d’acide chlorhydrique de l’estomac et que cette sécrétion permet, une fois dans le duodénum, d’activer des sécrétions hormonales telles que la pancréozymine (commande la sécrétion enzymatique du pancréas), la cholécystokinine (commande de la vidange de la vésicule biliaire), et la sécrétine (commande la sécrétion aqueuse bicarbonatée du pancréas).

Il faut noter aussi que les céréales et les légumineuses consommés en excès sont acidifiantes et génératrices aussi de déchets colloïdaux.

Le crudivorisme

Appelé aussi alimentation vivante, ce régime repose sur la consommation d’aliments uniquement crus, de préférence biologiques et alcalinisants, n’ayant subit aucune transformation à part la germination et la fermentation. Toute cuisson supérieure à 40°C est interdite. C’est un régime habituellement végétalien avec certaines variantes incluant la consommation de viande et de poisson cru.

Les crudivores utilisent normalement « les compatibilités alimentaires » dans la pratique de ce régime (exemple : ne pas mélanger fruits doux et fruits acides).

Les aliments permis sont :

  • fruits crus ou séchés
  • miel non pasteurisé
  • légumes crus ou lacto fermentés
  • légumineuses germées
  • céréales germées
  • pain germé
  • lait de noix
  • noix et graines crues ou germées
  • huiles de première pression à froid
  • jus de germination
  • aliments végétaux déshydratés à froid
  • algues

Ce régime permet la conservation intacte de l’ensemble des vitamines et des minéraux des produits consommés vu qu’ils restent crus, avec une bonne sensation de satiété.

Néanmoins, ce régime ne convient pas aux personnes ayant des intestins sensibles car l’alimentation crue est irritante. Une cuisson bien faite améliore la biodisponibilité de certains aliments et protège des infections alimentaires.

Ce régime ne convient pas à tous les profils, ni lors des saisons froides, ni aux personnes en sous-vitalité. Il peut entraîner des carences en vitamine B9, B12 et en zinc notamment.

Le régime paléolithique

Ce régime correspondrait à ce que les premiers humains mangeaient spontanément.

Aliments autorisés

  • Toutes les viandes maigres, les volailles, les poissons et les fruits de mer, ainsi que les œufs.
  • Tous les fruits et les légumes pauvres en amidon.
  • Toutes les noix et les graines (graines de tournesol, amandes, etc.).

Aliments à consommer avec modération

  • Les huiles pressées à froid.
  • Les avocats.
  • Le thé, le café et les boissons alcoolisées.
  • Les fruits séchés.

Aliments interdits

  • Tous les produits céréaliers.
  • Toutes les légumineuses.
  • Tous les produits laitiers.
  • Tous les produits transformés ou en conserve.
  • Tous les légumes riches en amidon (pomme de terre, manioc, igname, etc.).
  • Les viandes grasses.
  • Les aliments salés.
  • Le sucre.
  • Les boissons gazeuses.

Les principes sont d’arrêter de manger dès que l’on sent que l’on est rassasié et de favoriser les aliments crus (sauf la viande et le poisson).

Ce régime permet une perte de poids rapide sans sensation de faim.

Néanmoins, la consommation de viande est trop importante et il peut y avoir une carence en vitamine D.

Le groupe sanguin

Ce régime a été mis au point par Peter D’Adamo, naturopathe.

Il n’a pas vocation d’être un régime amaigrissant mais un régime pour optimiser le capital santé (prévenir les affections virales et bactériennes, protéger le foie, lutter contre les pathologies d’encrassage, ralentir le processus de vieillissement de l’organisme).

D’Adamo est parti du principe que nous avons des groupes sanguins différents et que chaque groupe sanguin possède une composition chimique différente et des antigènes différents, et également que les composés chimiques des aliments pourraient, selon les cas, stimuler ces antigènes à produire des antigènes néfastes pour l’organisme.

Il explique aussi que les groupes sanguins se sont différenciés au fil des millénaires en commençant avec le groupe O (origine), puis le groupe A qui est apparu au moment où s’est développée l’agriculture, le groupe B, puis le groupe AB.

Il établit alors, après avoir effectué ses recherches pour chaque groupe, une liste des aliments à privilégier, les neutres et ceux à bannir.

Au-delà d’un simple régime alimentaire, il définit pour chaque groupe sanguin un profil avec les compléments alimentaires conseillés, les activités physiques compatibles, le mode de vie …

Le régime dissocié de Shelton

Ce régime a été créé par Herbert Shelton, naturopathe américain végétarien. Il consiste à ne pas mélanger les différentes catégories d’aliments.

Les différentes catégories d’aliments :

  • Protéines fortes : viandes, poissons, œufs, volailles, crustacés, fromages cuits.
  • Protéines faibles : soja, légumineuses, petits pois, champignons, algues, tofu, sésame, amandes, noisettes…
  • Fromages frais : yaourts, fromages blancs, chèvre frais, petit suisses…
  • Farineux forts : riz, pâtes, avoine, blé, seigle, épeautre, orge, sarrasin, millet, maïs…
  • Amidons faibles : potimarron, pomme de terre, patate douce, châtaigne…
  • Fruits.
  • Légumes.
  • Aliments spécifiques : miel, sucres, melon, pastèque.

Les grands principes du régime :

  • Les fruits se mangent sur un estomac vide.
  • Les légumes peuvent être associés à toutes les autres catégories d’aliments.
  • Ne pas associer les amidons et farineux aux protéines.
  • Après un repas de protéines ou de féculents et amidons, attendre 4 heures avant de pouvoir manger à nouveau.
  • Après un repas de fruits, attendre 2 heures avant de manger à nouveau.
  • Éviter les matières grasses car elles retardent la digestion, par exemple après un repas riche en matières grasses il faut attendre 7 heures avant de pouvoir manger à nouveau.
  • Ne pas mélanger les fruits acides et les fruits doux.
  • Le lait se consomme seul, le miel se consomme seul.
  • Éviter alcool, sucre raffiné, sodas, thé, café, pâtisseries et plats cuisinés.

Dans ce régime, les aliments peuvent être consommés à volonté, ce qui peut entrainer une surconsommation et donc un encrassement du terrain.

Ce régime peut entrainer des carences ou des excès alimentaires si les groupes d’aliments choisis ne sont pas variés.

Cependant certaines associations alimentaires sont intéressantes afin d’alléger la digestion et peuvent être introduites dans une alimentation classique.

Le régime cétogène

Le régime cétogène est un régime utilisé à des fins thérapeutiques depuis près de 100 ans. Il a fait l’objet de nombreuses études médicales et il est prescrit de nos jours dans de nombreux grands hôpitaux français (exemple : hôpital Necker).

Conseillé au début pour les épilepsies résistantes aux médicaments et notamment les épilepsies de l’enfant, il est conseillé également maintenant en complément du traitement dans les cas de cancer ou en accompagnement lors de certains troubles neurologiques comme Alzheimer ou Parkinson.

Pour résumer, c’est un régime : « pauvre en sucre, riche en graisses », qui mime les effets du jeûne en permettant au corps de produire des corps cétoniques mais sans entrainer de fonte musculaire.

C’est un régime qui nécessite un suivi médical et une supplémentation en vitamines et minéraux .

Sur le même principe et un peu moins contraignant (ne nécessite pas de suivi médical mais un accompagnement par un praticien qui connait bien la méthode) il y a le régime GAPS mis au point par une neurologie anglaise le Dr Natasha Campbell.

La chrononutrition

La chrononutrition est un régime qui a été élaboré en 1986 par le Dr Delabos et dont le principe repose sur le rythme de l’horloge biologique du corps et sur notre morphotype, l’important n’est donc pas ce que l’on mange mais à quel moment on le mange.

Un des grands principes de la chrononutrition est de respecter un intervalle de 4 heures entre les 4 repas (3 repas, 1 collation) afin que le corps ne puisse pas stocker.

L’autre grand principe est le respect du vieil adage : « petit-déjeuner de roi, repas de prince et dîner de pauvre ».

Le petit-déjeuner devrait être composé de gras (beurre, fromage), protéines, fruits, féculents, afin de bien recharger les batteries pour commencer la journée.

Le déjeuner est composé d’un plat unique comprenant une protéine animale, un féculent et des légumes.

Le goûter est le meilleur moment pour consommer des produits sucrés : fruits, fruits secs, chocolat noir.

Le dîner n’est pas obligatoire et ne sera pris qu’en cas de faim et se composera alors de poisson ou de viande maigre et de légumes.

Ce régime qui est aussi basé sur la sécrétion de l’insuline et du cortisol dans le corps semble tout à fait abordable, adapté au rythme de vie en société et varié. Cependant, afin de respecter le rythme physiologique du corps, le petit-déjeuner très copieux ne devrait pas être pris avant 7 h du matin (heure solaire, donc 8 h ou 9 h du matin selon la saison).

Attention également à la surconsommation de protéines animales, étant donné que le repas du soir n’est pas obligatoire il vaudrait mieux éviter d’en prendre au dîner par exemple et se contenter de sous-produits animaux (œufs, fromage, yaourts) au petit-déjeuner.

Et au final, quel est le régime idéal ?

Difficile de s’y retrouver dans toutes ces informations, mêmes condensées. Le mieux est encore de partir de nos capacités digestives tels que j’ai pu l’aborder dans un précédent article. L’homme a un système digestif qui est proche des primates frugivores tels que le bonobo ou le chimpanzé. Notre nutrition va donc s’orienter vers une alimentation à base de végétaux et de fruits, incluant de la viande et des sous-produits animaux (miel, oeufs, …). Le régime qui se rapproche le plus d’un idéal alimentaire est le régime hypotoxique végétarien, préconisé par des naturopathes et des médecins tels que Pierre Valentin Marchesseau et le Docteur Seignalet.

Ce régime sera donc constitué de fruits et légumes essentiellement, pas ou peu de cuisson, des sous-produits animaux, des produits de saison tout en évitant les poisons alimentaires (café, thé, alcool, …).

Ce type de régime est à envisager au long court mais demande un minimum de vitalité. En cas de faiblesse ou de maladie passagère, il est envisageable une alimentation plus légère en quantité, voire un arrêt alimentaire plus ou moins bref.

Quoiqu’il en soit, faîtes vous toujours accompagner par votre médecin ou votre naturopathe dans une telle démarche.

À votre santé !

📚

“Nos corps sont nos jardins, nos décisions nos jardiniers.”, William Shakespeare.

2 commentaires sur “Quel régime alimentaire pour ma santé et mon bien être ?

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